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Politique

Voici ce que le gouvernement PSPP promet de réaliser au cours de ses 100 premiers jours

Le Québec sera dirigé pour les quatre prochaines années par le Parti Québécois, qui a remporté les élections générales du 5 octobre.

Par Cyprien Kapuku Kabunda Mis à jour le 13 octobre 2026

Selon les résultats définitifs, le Parti québécois (PQ) a obtenu 59 des 127 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale. Une avance confortable qui lui assure la formation du prochain gouvernement. Reste que ce tout nouveau gouvernement sera minoritaire, n’ayant pas obtenu la majorité absolue, soit 63+1 députés.

Difficulté à prévoir

Cette cartographie au parlement obligera le gouvernement péquiste à négocier certains projets de loi avec les partis d’opposition avant leur adoption. Un exercice pas facile qui pourrait conduire à des arrangements nécessitant des compromis et des discussions parfois longues. Ce qui devrait sans doute retarder la mise en œuvre d’une partie du programme gouvernemental du PQ.

Conscient de cette réalité, PSPP s’est dit ouvert à toute forme de collaboration avec les partis qui irait dans le sens de favoriser le déploiement de son programme de gouvernement.

Par ailleurs, le tout nouveau Premier ministre s’est montré intransigeant quant aux actions qu’il va devoir mettre en œuvre au cours des cent jours suivant son assermentation.

Pour PSPP, il s’agit de traduire en actes les promesses faites durant la campagne électorale. C’est sur ce terrain que le nouveau chef de l’exécutif québécois sera particulièrement attendu par les électeurs qui lui ont fait confiance dans un scrutin aux allures de vote sanction contre la CAQ, qui n’a remporté aucun siège à l’Assemblée nationale.

Nous revenons ici sur les principales mesures que le Parti québécois s’est engagé à mettre en œuvre au cours des 100 premiers jours de son mandat. Ces engagements se déclinent dans presque tous les domaines de la vie nationale, allant du social jusqu’à l’immigration en passant par l’éducation, la fiscalité et la réduction du coût de la vie jusqu’à la réorganisation de la bureaucratie.

Voici les promesses du gouvernement PSPP

  • Débloquer de manière urgente un budget spécial dans le cadre de la lutte contre l’itinérance d’itinérance. Il s’agira de décaisser la somme de 1 milliards de dollars sur 4 ans pour réduire de moitié le taux d’itinérance.
  • Mettre à jour la politique fiscale afin de détaxer les biens usagés.
  • Baisse de taxe sur l’essence qui représente une économie de 7 cents/ litre.
  • Investir en aide et sécurité alimentaire une somme de 100 millions de dollars par année.
  • Diminuer le déficit budgétaire en créant un secrétariat à l’efficacité gouvernementale pour faire le ménage dans toute la bureaucratie, programme par programme, règlement par règlement afin de simplifier les opérations de l’État et réinvestir dans les services directs à la population, parce que cette bureaucratie coûte chère, a affirmé PSPP. Ce grand ménage sera suivi par un audit dans les projets informatiques jugés peu efficaces par PSPP.
  • Reprendre le contrôle du système d’immigration, en déposant une nouvelle planification de l’immigration qui comprendra une réduction de seuil qui prendra en compte la réalité de chaque région.
  • Lancer en hiver 2017 des états-généraux sur l’éducation. En éducation le gouvernement péquiste met en avant la revalorisation de la formation professionnelle, la lutte contre le décrochage, la remise de la culture québécoise au cœur des écoles, la lutte contre les violences dans les milieux scolaires. Le nouveau gouvernement compte aussi favoriser la mixité scolaire.

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