Aller au contenu
Économie

Passage d’un pipeline sur le territoire québécois, Christine Fréchette reste prudente

Projet Northern Shield

Par Cyprien Kapuku Kabunda Mis à jour le 17 juillet 2026
Christine Fréchette, Crédit photo : Le Manic
  1. La Première ministre Christine Fréchette ne verrait pas d’un mauvais œil la possibilité de laisser un pipeline traverser le territoire québécois dans le cadre de la mise en œuvre du projet Northern Shield. Cette initiative prévoit la construction d’une nouvelle infrastructure destinée à transporter le pétrole albertain jusqu’à Sarnia, en Ontario. À partir de là, le pipeline poursuivrait son trajet vers l’océan afin de permettre l’exportation du pétrole vers l’Europe.

Par Cyprien.K

Madame la Première ministre demeure toutefois prudente quant à la faisabilité du projet. Dans une réponse transmise à la rédaction du journal Le Devoir, son cabinet précise : « Si un projet concret et clair l’était, comme pour tous les projets de développement économique, nous l’analyserions dans le respect des normes environnementales québécoises, sous réserve de son acceptabilité sociale et de retombées concrètes pour le Québec ».

Publicité

« La peur du voisin américain »

Selon des responsables Albertains à l’origine de ce projet, qui existe depuis une dizaine d’années et qui a été récemment relancé, cette nouvelle infrastructure aiderait à diversifier les partenaires commerciaux du Canada dans un contexte marqué par les tensions commerciales avec l’administration américaine actuelle.

Les discussions autour de ce projet ont refait sur surface lundi dernier à la suite des signaux jugés peu encourageants de la part du voisin américain sur le plan des relations commerciales.  Reste qu’à ce jour, aucun promoteur privé ne semble vouloir financer cette initiative qui nécessiterait, à en croire le Premier ministre Mark Corney, plusieurs milliards de dollars de fonds publics

Un enjeu électoral au Québec

Si les Caquistes et l’opposition officielle représentée par PLQ ne ferment les portent à l’idée de laisser passer le pipeline sur le sol québécois, les autres partis d’opposition affichent un profond scepticisme. Le parti québécois et Québec solidaire mettent en avant des risques environnementaux et le manque d’acceptabilité sociale.

Dans la foulée de ces critiques, certains experts et professeurs estiment que cette infrastructure ne générerait pas de bénéfices importants au Québec.

Pour le professeur Mousseau, interrogé par le Journal du Québec, « Les capitaux et les fonds publics investis dans un pipeline ne seraient pas disponibles pour d’autres secteurs susceptibles d’offrir davantage de retombées économiques » C’est également ce que pense le porte-parole péquiste en matière d’énergie, Pascal Paradis. Pour lui, le projet imposerait au Québec des risques économiques et environnementaux sans retombées significatives.

Dans ce contexte marque par des divergences majeures tant sur le plan politique que social, plusieurs observateurs de la scène politique québécoise estiment que cette question pourrait s’inviter dans le débat public à l’approche des élections générales provinciales prévues cet automne.

Plus de Cyprien Kapuku Kabunda

Laisser un commentaire